El aumento de los precios del combustible está sacudiendo a los estados europeos -incluida Francia

 Sir Afuera

24 de marzo de 2026

Moins de 10% pour l’Espagne, 25 centimes pendant 20 jours pour l’Italie, 9 centimes par litre d’essence pour la Suède, un bouclier tarifaire de compensations équivalentes à la hausse du prix via une baisse de taxe au Portugal : Rome, Lisbonne ou Madrid montrent qu’il est possible d’actionner le levier fiscal de l’Etat pour contrer la hausse des prix du carburant en Europe, et ainsi réduire le poids d’un surfiscalisme de l’Etat sur les citoyens.

Dans cette série de mesures gouvernementales européennes, conséquences de la guerre en Iran, un pays fait exception : la France. Pays où les prélèvements obligatoires atteignent un taux de 43,9% du PIB selon les prévisions du projet loi de finances 2026, et où la part de taxes de l’Etat via l’accise sur les produits énergétiques (ex-TICPE) et la TVA représente environ 50 à 56% du prix à la pompe.

La France a pourtant connu les Gilets Jaunes, mouvement citoyen né d’une hausse de la composante carbone de la TICPE de 6,5 centimes d’euro par litre de gazole et de 2,9 centimes par litre d’essence, mais les leçons semblent ne pas avoir été apprises. L’Etat français taxe même deux fois les usagers. Lors d’un plein de carburant, l’Etat capte d’abord l’argent, mais la TVA est calculée non seulement sur le prix de l’essence, mais aussi sur la taxe de l’essence. C’est la double peine : une taxe de l'Etat sur la taxe.

Le contribuable réalise ainsi que plus les prix du carburant monte, plus l’Etat s’enrichit, et ce ne sera pas une politique de chèques qui permettra aux citoyens de retirer les mains de l Etat de leurs poches déjà bien vidées. Une fiscalité trop forte sur les énergies est pourtant objectivement une erreur. Faire l’inverse de ce qui est pratiqué aujourd’hui permettrait de faire regagner du pouvoir d’achat, de redonner confiance aux acteurs économiques, d’autant plus que le carburant constitue une dépense contrainte pour tant d’activités courantes, qu’elles soient familiales, professionnelles, ou personnelles.

Les prix à la pompe atteignent ainsi des records en France et risquent d’encore augmenter dans le contexte international, mais montrent surtout les caractéristiques d’un appauvrissement généralisé et contraint des citoyens qui comprennent ainsi le prix à payer d’un Etat-obèse qui taxe trop les acteurs économiques, et qui illustre comme jamais, la courbe de Laffer.